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Exposé : Madame de Sévigné

Née à Paris le 5 février 1626, fille de Celse Benigne de Rabutin baron de Chantal, et de Marie Coulanges, Marie Rabutin fut orpheline à l'âge de 7 ans. Elle perd ses grands-parents paternels et est élevée par son oncle Christophe de Coulanges, abbé de Livry. En 1644, elle épouse le marquis de Sévigné, prodigue et mauvais mari.

Elle devient  veuve le 6 février 1651 : son mari est tué lors d'un duel. Elle a deux enfants très jeunes : Françoise-Marguerite née le 10 août 1646 et Charles né le 12 mars 1648.
Elle se retire en Bretagne. Elle fréquente l'hôtel de Rambouillet. Jeune et séduisante, elle compte de nombreux admirateurs, en particulier Nicolas Fouquet, surintendant des finances du roi. Mais elle se consacre principalement à l'éducation de ses enfants ; elle mène une vie paisible, à Paris, où à partir de 1677 elle s'installe à l'hôtel Carnavalet. Elle séjourne fréquemment " aux Rochers," ou à Livry.

Sa fille épouse en 1669 le comte de Grignan, lieutenant général de Provence. Elle est sa troisième femme. Madame de Grignan ira rejoindre son mari le 4 février 1671. C'est un déchirement. Madame de Sévigné, écrira presque tous les jours à sa fille. La poste fonctionne très bien ; elle a été réorganisée par Louvois.

Madame de Sévigné correspondait déjà avec ses proches. Sa première lettre connue date du 15 mars 1649, elle est adressée à son cousin Bussy-Rabutin. En novembre-décembre 1664, elle adresse  au marquis de Pomponne des relations presque quotidiennes du procès Fouquet.

C'est vraiment à partir de 1671, lors de leur séparation qu'elle écrit régulièrement à sa fille pour lui dire sa tendresse et lui conter les dernières nouvelles de  la cour. Elle évoque les grands événements historiques : le procès de Fouquet, la mort de Turenne, les procès de la Brinvilliers et de la Voisin. Elle conte les potins avec humour.

Elle fait trois séjours à Grignan chez sa fille. L'un en 1672/73, le deuxième en 1690/91, le troisième commencé en 1694 sera le dernier, elle y meurt de la petite vérole le 17 avril 1696. Sa dernière lettre, est adressée à Monsieur de Coulanges.

Madame de Sévigné vécut sous le règne de Louis XIV (1638/1715), côtoyant les plus grands noms de ce temps : La Fontaine, Mme de Montespan, La Vallière,…La Rochefoucault et Mme de La Fayette qui  seront ses grands amis. Elle vécut les soubresauts de l'époque : la Fronde, les guerres, la mort des chefs : Turenne, Condé… les maîtresses de Louis XIV.

C'est  par elle que nous connaissons le mariage manqué de la Grande Demoiselle, les petits potins de la cour sur la mode, les coiffures, la vie des courtisans, les incidents de la vie courante.

Il existe environ 1500 lettres ; 109 ont été publiées dès 1697 dans la publication des "Lettres" de Bussy-Rabutin. Une première édition fut publiée au XVIIIé siècle par  les soins de sa petite fille Pauline : Mme de Simiane. Un texte complet parut fin 1862 dans la  collection : "Grands Ecrivains"

Les lettres ont un double intérêt : elles nous renseignent sur les événements de l'époque et nous font pénétrer dans l'intimité de l'auteur. Nous participons à la vie politique, mondaine et littéraire ; Madame de Sévigné sait attirer l'attention et la retenir.

Elle est le témoin d'un siècle et d'une cour qui ont influencé les mœurs de la France 

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Exposé : Claude Favre de Vaugelas

Claude Favre de Vaugelas
( 1585- 1650)

Sa devise :
  • Fermeté
  • Apprendre à la France à bien parler et bien écrire

Parler peu et bien le dire, Vaugelas écoutait parler les autres, et n'appréciait que le beau langage. Il en faisait son miel. Si ce n'est pas là son génie, c'est au moins sa sagesse, et la clé de son oeuvre.

                                                                                             
Claude Favre de Vaugelas acheva ainsi ce que Malherbe avait entrepris, en publiant en 1647 :
"Les remarques sur la langue Française, utiles à ceux qui veulent bien parler et bien écrire"
             
Cet ouvrage que saluèrent Boileau et Racine fut l'œuvre principale de ce grammairien, issu d'une vieille famille d'origine Bressane.                             
Antoine Favre, son père, devenu par décision du duc Charles-Emmanuel 1er juge mage de la Bresse et du Bugey en novembre 1584, fait construire " La Rouge ", la maison du " Vaugelas " sur une terre appartenant à sa belle mère tout près du " Clos Favre ".                               
Créé Sénateur, le 20 juillet 1587, par Charles Emmanuel 1er il achètera à Humberte de Saix, veuve d'Antoine Cadenet, la baronnie de Pérouges.
             
Claude Favre  est né le 5 janvier 1585. Il  est baptisé à l'église de Meximieux.
Instruit par les jésuites dès l'an 1590 il fait un grand profit des langues latines, italiennes et espagnoles.                                                                                                                                                                     
Il est reçu, en séance solennelle du parlement, avec son père et son frère pour être " Doctorer" en juin 1602 à l'age de dix sept ans.

En 1607 il entre au service du duc de Nemours comme " officier domestique ".

Vers 1611, il entame des relations avec le monde des lettres à Paris auprès  de maîtres comme Malherbe, Honoré d'Urfé, le cardinal Du Perron ou Monseigneur Coëffeteau. C'est aussi à cette époque qu'il devient un habitué des salons de Madame de Rambouillet. Cette fréquentation lui permet de rencontrer l'élite du Paris cultivé. Dans la petite cour de la marquise il trouvait le système de référence sur lequel, il pourrait fonder la pureté de la langue, et les choix du bon usage, puisqu'il y trouvait les meilleurs esprits du temps. Il y rencontra Chaudebonne, Voiture, Boisrobert, Guez de Balzac.
             
En 1612 Vaugelas faisait partie de l'ambassade qui se rendit en Espagne pour demander à Sa Majesté très Catholique la main de sa fille pour le roi Louis XIII                       
             
Page du Duc de Nemours, il était passé au service du duc de Mayenne.
             
L'ambassadeur de la reine Marie de Médicis ne sachant pas l'espagnol avait besoin d'un interprète dévoué, sur, zélé et discret, maîtrisant fort bien la langue espagnole, à chaque instant à ses côtés. Vaugelas espère que la cour de France fera sa fortune cela  lui permettrait d'épouser la dame de ses pensées.                                 
             
Il aime les femmes, il les admire, il respecte celles que l'on peut courtiser (mais n'aime pas les courtisanes.) Il est humble voire timide avec les dames.

A son retour à Paris, grâce à son ami Antoine Des Hayes, il sera désormais considéré  comme gentilhomme de la maison du roi. Le duc de Mayenne fera entériner cette  promotion sans pour cela régler le problème de ses ressources. Il lui faudra attendre 1618 pour que le roi lui accorde une rente annuelle grâce à l'intervention de son père.
             
En 1624 à la mort de son père il devient baron de Pérouges. C'est en 1625 qu'il commence la traduction de  "La vie d'Alexandre le Grand" de Quinte  Curce. Cette traduction,  lui demandera vingt ans de travail                                                     

C'est en 1626 qu'il rentre au service de Gaston D'Orléans  avec une  charge  d'ordinaire dans la maison,
             
En 1627 Vaugelas, qui ne touche toujours pas sa pension, est criblé de dettes. Ce ne sont pas les gages de mille livres par an qui lui permettent de les rembourser. Il vend sa baronnie de Pérouges à Alexandre de Falaise. Il la rachètera en 1636 pour la vendre définitivement en 1648 avec les terres de Vaugelas à Maître Claude Mareschal pour la somme de 1200 livres. Gaston d'Orléans, en 1631, en rébellion contre le roi fait perdre à son Chambellan, Vaugelas, les deux milles livres de pension.
 
Le cardinal de Richelieu fonde en 1634 l'Académie Française, Vaugelas est reçu  au 32éme fauteuil le 4 décembre 1634. Il commence la lettre A du dictionnaire en 1639.

En 1647 il publie son ouvrage de référence pour le français                                             
"Les remarques sur la langue française"
             
Le 26 février 1650 meurt Monsieur Claude Favre de Vaugelas d'un mal dont il souffrait depuis plusieurs années.
Il disparaît accablé de dettes, il faudra un arrêt du parlement pour que l'Académie rentre en possession des cahiers du dictionnaire.

"Je m'en vais, ou je m'en vas, car l'un et l'autre se dit, ou se disent" seraient les dernières paroles de Claude Favre de Vaugelas

Source: "Claude Favre de Vaugelas mousquetaire de la langue française" par André Combaz                                                                                         
                                           
Editions Klinsksieck-Septembre 2000.

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